L'île des chasseurs d'oiseaux, Peter May / trad. de l'anglais. Babel noir, 11/2011. 423 p. 9,70 € *****

Premier tome de la "Trilogie écossaise". Fin Macleod, inspecteur à Edimbourg, vient de perdre son fils dans un accident de voiture. Il se rend sur son île natale de Lewis, dans l'archipel des Hébrides extérieures, au nord-ouest de l'Ecosse, afin d'enquêter sur la mort d'un habitant pendu et éviscéré. Il s'agit d'un ancien camarade de classe, une brute épaisse dont Fin avait été le souffre-douleur. A travers son enquête, Fin retrouve d'anciennes connaissances, un amour d'enfance, des traditions d'un autre âge, notamment la chasse annuelle aux gugas, les oiseaux nicheurs de l'île inhospitalière d'An Sgeir, et replonge dans un passé qu'il avait fui. Car l'important se situe davantage dans cette quête de son passé que dans l'enquête menée par Fin : à travers ses pérégrinations, ses interrogatoires, c'est toute sa propre histoire qu'il interroge. Un moyen sans doute, pour ce père en deuil, de se redécouvrir et de faire la paix avec ses fantômes. Cette recherche de soi se passe dans un paysage somptueux, battu par des vents incessants qu'endurent avec constance moutons et habitants, aux rochers fracassés par les vagues, aux cieux changeants, imprévisibles et violents. Peter May transporte son lecteur dans un univers fascinant de sauvagerie et de beauté, et nous le donne à voir avec talent.

 

Catégorie : Romans policiers / Thrillers

Ecosse / tradition / gaélique /


Posté le 13/05/2020 à 09:40